Le général Rezaï, représentant du Guide suprême et secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a remis à Vladimir Poutine le message du Guide suprême lors d’une rencontre à Moscou, a-t-il déclaré jeudi soir devant la presse. Le déplacement, initialement prévu il y a environ un mois, avait été reporté en raison de la situation militaire dans la région.
Selon Rezaï, les échanges ont porté sur les grandes questions régionales et les enjeux de l’après-guerre, notamment les arrangements de sécurité. Il a présenté un compte rendu de la réunion quadripartite tenue à Téhéran entre l’Iran, le Pakistan, l’Arabie saoudite et la Turquie. Le président russe s’est félicité de cette réunion et a estimé, à l’instar de la Chine, que des arrangements régionaux étaient nécessaires et que les pays extérieurs ne devaient pas s’ingérer dans la sécurité de la région.
Sur le plan bilatéral, le Conseil suprême de sécurité nationale a approuvé le contrat de réalisation de la ligne ferroviaire Racht-Astara avec la participation de la partie russe ; le ministre des Routes et de l’Urbanisme doit prochainement signer ce contrat au nom de l’Iran. Les deux parties ont également discuté d’un gazoduc destiné à acheminer le gaz russe vers l’Iran, afin d’approvisionner le pays, de combler ses déficits et de vendre du gaz russe aux pays voisins.
Interrogé sur la coopération visant à rétablir la stabilité régionale, Rezaï a indiqué que Vladimir Poutine avait fermement condamné l’attaque militaire des États-Unis et du « régime sioniste » contre l’Iran ainsi que le bombardement de ses sites nucléaires, qualifiant cette agression de guerre injuste et appelant à y mettre fin au plus vite. Le président russe aurait également fait savoir que la Russie était prête à apporter toute l’aide en son pouvoir pour mettre un terme à cette guerre.
Rezaï a par ailleurs déclaré que l’Iran avait communiqué sept conditions aux Américains et que, tant qu’elles ne seraient pas remplies, le détroit d’Ormuz ne serait pas rouvert et aucune négociation n’aurait lieu. Les démarches diplomatiques en cours visent, selon lui, à amener Washington à accorder à l’Iran ce qui lui revient de droit.
Enfin, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale a précisé que M. Poutine n’avait pas présenté de proposition précise sur les arrangements de sécurité, tout en estimant qu’une sortie plus rapide de la situation de « ni guerre ni paix » serait dans l’intérêt de l’Iran.











