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Téhéran conditionne la réouverture du détroit d’Ormuz à de nouvelles exigences

Téhéran-Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne, le général Mohsen Rezaï, a déclaré que la réouverture du détroit d’Ormuz était désormais soumise à des conditions différentes de celles précédemment évoquées, avertissant qu’aucune négociation n’aurait lieu sans leur application.

S’exprimant sur la télévision iranienne, M. Rezaï a affirmé que les États-Unis avaient planifié « la destruction de l’Iran », mais que cela avait eu pour effet de transformer la République islamique en « quatrième puissance mondiale ». Il a qualifié le discours du président américain Donald Trump à l’Assemblée générale des Nations unies de « plus grande erreur et de plus grande folie », estimant que son insistance sur l’Iran démontrait que la puissance de Téhéran s’était multipliée.

« Si les États-Unis ne mettent pas en œuvre nos conditions, le détroit d’Ormuz ne sera jamais ouvert, et nos conditions d’aujourd’hui diffèrent de celles d’hier », a-t-il déclaré, précisant que ces exigences avaient été transmises aux pays médiateurs se rendant à Téhéran. Il a également imputé la responsabilité de la fermeture des détroits mondiaux aux États-Unis et à leurs politiques, tout en affirmant que l’Iran ne souhaitait pas une extension des guerres dans la région et privilégiait les solutions pacifiques.

Le responsable iranien a par ailleurs averti que Téhéran ne tolérerait « jamais aucune démonstration de force militaire américaine », appelant les pays voisins à la prudence. Il a menacé : « Si les pays voisins coopèrent avec les États-Unis pour arrêter les vols iraniens, leurs aéroports ne pourront plus fonctionner. » Il a aussi affirmé que l’Iran avait été le premier pays à abattre des avions furtifs F-35 et des avions de surveillance Awacs américains.

Ces déclarations interviennent au lendemain du discours de Donald Trump devant la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU, au cours duquel il a évoqué la nécessité de prendre une « grande décision » concernant l’Iran : soit « conclure un grand accord », soit « l’anéantir ». Le sénateur américain Bernie Sanders a réagi en qualifiant cette menace d' »acte de guerre » et de « barbarie » incompatible avec les valeurs des États-Unis. Selon des responsables américains cités par le site « The Intercept », l’armée américaine subirait par ailleurs d’énormes pressions en raison de la guerre contre l’Iran.


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