À l’occasion d’une séance de questions d’actualité à l’Assemblée nationale ce mardi, le Premier ministre Ousmane Sonko a officialisé le dépôt d’un projet de loi visant à modifier le Code pénal. Ce texte, qui marque un tournant législatif, prévoit de durcir considérablement les sanctions liées aux « actes contre nature » et d’en criminaliser l’apologie.
Interpellé par le député de l’opposition Abdou Mbow sur les engagements du parti PASTEF, Ousmane Sonko a pris ses responsabilités de chef de gouvernement : « C’est le premier projet de loi que je porte moi-même », a-t-il affirmé. Cette annonce fait suite à une décision prise en Conseil des ministres mercredi dernier, actant la modification de la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal.
Les points clés de la réforme
Selon les précisions de la porte-parole du gouvernement, Marie Rose Faye, la réforme cible spécifiquement l’article 319 du Code pénal. Les principaux changements annoncés sont :
Précision juridique : Une définition plus stricte des « actes contre nature ».
Durcissement des peines : Un renforcement de l’arsenal répressif actuel.
Nouveaux délits : L’intégration de sanctions contre l’apologie et le financement de ces pratiques.
Un contexte judiciaire et social tendu
Cette initiative législative intervient alors que deux dossiers judiciaires défraient la chronique. Ils concernent des individus poursuivis pour actes contre nature, mais aussi pour blanchiment de capitaux et transmission volontaire du VIH.
Le Premier ministre a profité de la tribune pour dénoncer fermement la divulgation du secret médical dans ces affaires, rappelant le nécessaire respect des droits fondamentaux malgré la sévérité de la loi.
Autres enjeux nationaux
Outre cette question sociétale, les échanges entre le gouvernement et les députés ont balayé d’autres dossiers urgents :
Crise universitaire : Le dialogue pour stabiliser l’enseignement supérieur.
Diplomatie sportive : Le sort des 18 supporters sénégalais détenus au Maroc depuis la dernière Coupe d’Afrique des Nations (CAN).









