Dans une récente déclaration relayée par les médias, le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a dressé un constat sévère de l’état actuel de la géopolitique mondiale. Ses propos, empreints d’une rhétorique de fermeté, soulignent une rupture perçue avec les cadres juridiques internationaux traditionnels.
La fin de l’ère du droit international
L’affirmation la plus marquante de Qalibaf est sans doute celle annonçant « la fin de l’ère du droit international ». Selon lui, nous assistons à l’émergence de « la loi de la jungle » dans les relations internationales. Ce constat suggère que les institutions multilatérales et les traités ne suffisent plus à garantir la sécurité ou la justice, laissant place à un système où seule la puissance prévaut.
L’unité nationale comme rempart
Pour faire face à ce qu’il qualifie de menaces extérieures, Qalibaf martèle que « l’Iran uni et stable est le cauchemar des ennemis ». Cette phrase s’adresse autant à l’opinion publique interne qu’aux observateurs étrangers. Elle positionne la cohésion nationale comme l’atout stratégique majeur de la République islamique pour dissuader toute agression dans un environnement régional instable.
L’impératif de la puissance pour l’indépendance
Le discours se conclut par une vision pragmatique et réaliste de la souveraineté :
> « Dans un monde où il n’existe plus de lignes rouges au sein du système international, nous devons être forts pour rester indépendants. »
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Cette analyse reflète la doctrine de défense iranienne qui repose sur l’autosuffisance et le renforcement des capacités militaires et technologiques. Pour les dirigeants iraniens, l’indépendance politique est intrinsèquement liée à la capacité de projection de force, surtout si les règles globales sont perçues comme partiales ou obsolètes.
Analyse du contexte
Ces déclarations interviennent dans un climat de tensions persistantes au Moyen-Orient. En critiquant l’absence de « lignes rouges », Qalibaf pointe du doigt ce que Téhéran considère comme une impunité de certains acteurs sur la scène mondiale, justifiant ainsi une posture de plus en plus souverainiste et sécuritaire.











