Le ministre des Affaires étrangères égyptien, Badr Abdel Atty, a déclaré samedi que le dossier palestinien avait connu « de nombreuses évolutions au cours des dernières heures ». Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue de Bosnie-Herzégovine, Elmedin Konaković, il a précisé que l’Égypte suivait ces développements avec une attention particulière.
Selon Abdel Atty, le processus de paix est entré dans la deuxième phase du plan du président américain Donald Trump, marquée par l’annonce de la création d’un Conseil de paix. Le ministre a indiqué que Le Caire avait reçu une invitation officielle de Washington, adressée par Trump au président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, pour rejoindre ce conseil.
Il a rappelé que la résolution 2803 du Conseil de sécurité prévoit la mise en place de ce Conseil, présidé par Trump et composé de 25 dirigeants mondiaux, dont l’Égypte. Dans un message publié le même jour, le président Sissi a salué les efforts américains, soulignant l’importance de l’implication directe de Trump dans le dossier palestinien. Abdel Atty a insisté sur le fait que cette implication constituait « la garantie principale » pour la mise en œuvre des engagements des parties.
Le chef de la diplomatie égyptienne a également mis l’accent sur la nécessité du retrait israélien de Gaza, préalable à une phase de reconstruction et de réhabilitation. Il a évoqué l’envoi prochain d’un comité administratif chargé de gérer les affaires quotidiennes et de fournir les services essentiels dans le territoire.
Parallèlement, la présidence turque a annoncé que le président Trump avait adressé une invitation similaire à son homologue turc, Recep Tayyip Erdoğan, pour rejoindre le Conseil de paix. Ce dernier serait chargé de superviser l’administration temporaire de Gaza, où un cessez-le-feu fragile est en vigueur depuis octobre dernier.
Le Conseil exécutif de Gaza, dont la composition a été partiellement dévoilée par la Maison Blanche, inclut notamment le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, le secrétaire d’État américain Marco Rubio, l’envoyé spécial Steve Witkoff, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, ainsi que Jared Kushner, gendre de Trump.











