Alors que les tensions avec l’Iran atteignent un nouveau sommet, le gouvernement de Benjamin Netanyahu fait face à une double crise : une contestation interne sans précédent sur la responsabilité des failles sécuritaires du 7 octobre et un effondrement de l’image du pays sur la scène internationale.
Le spectre d’une frappe contre l’Iran
La communauté internationale observe avec une vive inquiétude la volonté affichée par Israël de lancer une nouvelle offensive militaire contre l’Iran. Selon plusieurs rapports diplomatiques, Tel Aviv perçoit une « fenêtre de tir » stratégique : les capacités de lancement de missiles de Téhéran seraient actuellement affaiblies et ses défenses aériennes vulnérables.
L’objectif israélien est clair : empêcher l’Iran de stabiliser sa production de missiles à long terme, ce qui pourrait saturer les systèmes de défense de l’État hébreu. Toutefois, cette ambition se heurte à la « consternation » de Washington, qui craint qu’une telle escalade ne réduise à néant les efforts de stabilité régionale.
Une commission d’enquête sous haute tension
À la Knesset, le débat fait rage autour de la création d’une commission d’enquête sur les attaques du 7 octobre 2023. Le projet de loi porté par la coalition au pouvoir est vivement critiqué car il permettrait aux politiques de choisir eux-mêmes les membres de la commission.
Pour les opposants et le conseiller juridique du gouvernement, il s’agit d’une manœuvre flagrante visant à limiter la responsabilité directe de Benjamin Netanyahu — déjà sous la menace de mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale — et de son cabinet. La menace d’un recours devant la Cour suprême plane sur ce texte, accentuant la fragilité juridique du gouvernement.
Un isolement diplomatique et social croissant
Sur le plan mondial, le constat est sévère. L’Indice mondial des marques nationales place désormais Israël au dernier rang, notant un recul historique de son image de marque. Au-delà des critiques politiques, c’est la société israélienne elle-même qui est touchée : l’indice de sympathie et de confiance envers les citoyens est au plus bas, entraînant des ruptures de relations dans les milieux universitaires et culturels à l’étranger.
Cette dégradation est alimentée par la situation humanitaire à Gaza. Malgré l’entrée en vigueur théorique d’un cessez-le-feu, les rapports indiquent que les décès de civils palestiniens n’ont jamais cessé plus de 48 heures consécutives. La « ligne jaune » séparant l’est et l’ouest de l’enclave reste une zone de mort imprévisible, illustrant la fragilité extrême de la trêve actuelle.
Syrie : Les réseaux de l’ombre de l’ancien régime
Enfin, l’actualité est marquée par des révélations sur l’ex-armée de Bachar al-Assad. Des communications piratées révèlent que des généraux déchus, désormais en exil, tentent d’organiser une rébellion armée contre le nouveau gouvernement syrien.
Soutenus par des campagnes de lobbying de plusieurs millions de dollars à Washington, ces anciens dignitaires ambitionnent de reprendre le contrôle de la côte syrienne, bastion historique de l’appareil sécuritaire d’Assad, ajoutant une couche supplémentaire d’instabilité à une région déjà incandescente.











