Le 11 septembre 2025, le Burkina Faso a franchi un pas audacieux vers l’intégration continentale en décrétant la gratuité des visas d’entrée pour tous les ressortissants africains. Cette décision, entérinée lors du Conseil des ministres, s’inscrit dans une dynamique panafricaniste affirmée et repose sur la Loi de finances rectificative 2025.
Contrairement à une exemption totale, les formalités de demande de visa restent en vigueur, mais sans frais à payer. Les voyageurs africains devront toujours soumettre leur demande, souvent en ligne, mais ne seront plus confrontés à des barrières financières.
Une mesure aux multiples avantages
1. Facilitation de la libre circulation
– Supprimer les frais de visa réduit les obstacles à la mobilité intra-africaine.
– Cela favorise les échanges humains, culturels et professionnels entre les peuples du continent.
2. Renforcement de l’intégration africaine
– Le Burkina Faso se positionne comme un acteur clé de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
– Cette initiative incarne une volonté politique de bâtir des ponts plutôt que des frontières.
3. Dynamisation du tourisme
– En supprimant les coûts d’entrée, le pays devient plus attractif pour les voyageurs africains.
– Les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, du transport et de l’artisanat pourraient bénéficier d’un afflux de visiteurs.
4. Stimulation des échanges économiques
– Les déplacements d’affaires et les missions commerciales seront facilités.
– Cela ouvre la voie à une intensification des partenariats régionaux et à une diversification des marchés.
5. Promotion de la culture burkinabè
– En attirant davantage de visiteurs, le Burkina Faso peut mieux faire rayonner son patrimoine culturel, artistique et historique.
Une vision panafricaniste affirmée
Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a souligné que cette réforme reflète la vision du président Ibrahim Traoré : celle d’une Afrique unie, solidaire et ouverte. En supprimant les frais de visa, le Burkina Faso ne cherche pas seulement à attirer des touristes, mais à réaffirmer son rôle dans la construction d’un continent plus intégré et plus fort.
Ce geste symbolique et stratégique pourrait inspirer d’autres États africains à suivre le même chemin. Le Burkina Faso, en ouvrant ses portes sans frais, ouvre aussi un nouveau chapitre dans l’histoire de la coopération africaine.











