Actualité

Analyse géopolitique et géostratégique de la situation au Proche et Moyen-Orient, de ce vendredi 29 Aout 2025

Source : Al Qods Chérif TV
Les nouvelles de la Palestine
🔴 Gaza : 62 966 martyrs depuis le début de la guerre génocidaire israélienne contre la bande de Gaza, le 7 octobre 2023 (Ministère de la Santé)
Crise humanitaire à Gaza: La Suède et les Pays-Bas appellent l’UE à geler les liens commerciaux avec ‘Israël’
🔴 Ministère de la Santé de Gaza : Dix Palestiniens, dont deux enfants, sont morts de faim, portant le nombre total de décès dus à la faim à 313
🔴 Club des prisonniers palestiniens dans les geôles de l’occupation: 77 détenus sont tombés en martyre depuis le 7 octobre suite à la torture et à la négligence médicale
🔴 Les brigades Al Qassem du Hamas diffusent une embuscade meurtrière à Gaza contre des soldats israéliens le 7 juillet dernier. 5 soldats de Tsahal furent tués et 20 autres blessés.
🔴 Génocide à Gaza: Le Brésil refuse la nomination d’un nouvel ambassadeur israélien. ‘Israël’ déclare Lula persona non grata
🔴 Les morts et destructions sont sans précédent à Gaza, alerte l’ONU
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a lancé un sévère avertissement face à l’augmentation dramatique du nombre de victimes civiles à Gaza, conséquence directe des attaques barbares du régime israélien visant à s’emparer de la bande de Gaza.
🔴 Le commissaire général de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, exige sur X de demander à Israël des comptes pour ses crimes dans la bande de Gaza, soulignant que « la colère seule ne suffit pas ».
🔴 Smotrich appelle à annexer Gaza si le Hamas refuse de se rendre
🔴 Le pape Léon XIV appelle à la fin de la guerre dans la bande de Gaza, à un cessez-le-feu permanent, à la libération des prisonniers et à l’entrée en toute sécurité de l’aide humanitaire.
🔴 Sondage aux USA : 41% des Américains estiment qu’Israël commet un génocide à Gaza. Et 61% croient que c’est grâce à l’aide des USA. (Université Maryland)
🔴 206 anciens ambassadeurs et responsables de l’UE appellent à une position plus ferme à l’égard d’Israël
🔴 USA : Plus de 100 législateurs démocrates exhortent Rubio à autoriser l’entrée du lait maternisé et d’aide humanitaire à Gaza
🔴 Une journaliste canadienne quitte Reuters pour protester contre la propagande israélienne

Les nouvelles du Liban
🔴 « Israël » occupe un 8ème point au sud du Liban
🔴 Liban : Deux soldats de l’armée libanaise tués et deux blessés dans l’explosion d’un drone israélien à Naqoura
🔴 Mandat de la FINUL prolongé une dernière fois : les Casques bleus quitteront le Liban en 2027
🔺 Le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé jeudi 28 août de prolonger une dernière fois le mandat de la Force de maintien de la paix dans le sud du Liban (FINUL) et de programmer son retrait en 2027, un départ réclamé par Israël et les États-Unis.

🔺 La résolution adoptée à l’unanimité « décide de prolonger pour une dernière fois le mandat de la FINUL jusqu’au 31 décembre 2026 et de commencer une réduction et un retrait ordonnés et sûrs à partir du 31 décembre 2026 et dans un délai d’un an ».

🔴 Membre de la délégation US Lindsey Graham, de Baabda : « L’idée de désarmer le Hezbollah est libanaise, et non étrangère »
🔴 Sénatrice américaine Jeanne Shaheen, du palais de Baabda : Nous comprenons que le désarmement du Hezbollah est une étape difficile, mais cruciale
🔴 Sénatrice américaine Jeanne Shaheen, du palais de Baabda : Nous soutenons la décision du gouvernement libanais de désarmer le Hezbollah
🔴 Membre de la délégation américaine Lindsey Graham, de Baabda : « Nous ne discuterons pas de ce que fera Israël tant que le Hezbollah n’aura pas été désarmé »
🔴 L’envoyé US Tom Barrack de Baabda : Le président syrien ne souhaite pas de relations hostiles avec le Liban
🔴 L’envoyé US Tom Barrack depuis Baabda: « Israël se retirera du Liban après le désarmement du Hezbollah »
🔴 L’ancien envoyé US Morgan Ortagus : Nous sommes actuellement dans la phase de mise en œuvre de la décision du gouvernement libanais de désarmer le Hezbollah
🔴 L’envoyé américain Tom Barrack depuis Baabda : Le gouvernement libanais présentera un plan de désarmement du Hezbollah, et je suis convaincu qu’il réussira
🔴 L’envoyé américain Tom Barrack depuis Baabda : Il y aura un plan de financement pour indemniser les membres du Hezbollah qui déposent les armes
🔴 Barrack exclut toute garantie israélienne avant le désarmement du Hezbollah, propose d’indemniser les membres qui désarment et insulte les journalistes
🔴 Mohammad Raad : la décision du gouvernement sur le monopole des armes est « un péché gravissime » qui « profite aux projets de dépendance »

Les nouvelles de la Syrie

🔴 Syrie : Israël va rester à Jabal al-Cheikh et avance dans le sud. Damas condamne mais se prépare à des arrangements sécuritaires avec Tel Aviv.
Les nouvelles de la République Islamique d’Iran

🔴 Syrie : Débarquement aérien israélien à Al-Kiswah, dans la campagne de Damas, après une série de raids sur la zone.
🔴 : Plusieurs hélicoptères israéliens ont apporté des équipements militaires aux séparatistes druzes syriens dans la région de Suweida. L’armée syrienne n’a pas répliqué.
Les nouvelles du Yémen
Les forces armées yéménites annoncent le tir d’un missile balistique hypersoniquesur l’aéroport Ben Gorion
🔴 Sanaa dément les accusations de l’occupation israélienne selon lesquelles les dirigeants yéménites seraient pris pour cible : « Nous ne cesserons pas de soutenir Gaza »
🔴 Nouvelles frappes d’Israël sur Sanaa au Yémen. L’armée israélienne a tenté de tuer plusieurs hauts responsables Houthis.
🔴 Le président du Conseil politique suprême du Yémen affirme que les attaques israéliennes contre Sanaa ont échoué et continueront d’échouer, soulignant que le bras armé du pays infligera au régime sioniste la leçon nécessaire.
« Les attaques israéliennes contre Sanaa ont échoué et continueront d’échouer »

🔴 Les nouvelles de la Russie-Ukraine-
Des sous-marins russes et chinois effectuent leur première patrouille sous-marine conjointe dans l’océan Pacifique
Les nouvelles d’Israel
🔴 Le bombardement iranien a infligé pendant la guerre de 12 jours à la compagnie aérienne israélienne El Al 100 millions de dollars de pertes (Média israélien)
🔴 D’anciens démocrates de l’AIPAC signent un projet de loi interdisant les armes à destination d’Israël (The Intercept)
Les nouvelles de l’Europe-OTAN
🔴 OTAN : Tous les membres s’engagent à consacrer 2 % de leur PIB à la défense cette année.
🔴 Le Danemark convoque le chargé d’affaires des Etats-Unis après des informations faisant état de tentatives d’ingérence de 3 proches de Trump auprès de cercles autonomistes du Groenland.
🔴 Syrie : Débarquement aérien israélien à Al-Kiswah, dans la campagne de Damas, après une série de raids sur la zone.Donald Trump accuse le milliardaire hongro-américain George Soros et son fils Alexander de « soutenir des manifestations violentes aux États-Unis » et appelle à leur poursuite en vertu de la loi RICO.
🔴 La Suède et les Pays-Bas plaident pour des sanctions contre Israël
La Suède et les Pays-Bas ont conjointement demandé à l’Union européenne (UE) de suspendre le commerce avec Israël, en raison de la situation humanitaire « extrêmement inquiétante et intolérable » à Gaza et des projets israéliens de nouvelles colonies en Cisjordanie.
Les nouvelles de la République Islamique d’Iran
🔴 L’Iran est prêt à une coopération « sérieuse » avec la Chine (président Pezeshkian)
Avant sa visite prévue en Chine plus tard ce mois-ci, le président iranien Massoud Pezeshkian a exprimé la volonté de l’Iran d’avoir une coopération « sérieuse et constructive » avec la Chine, notamment dans le cadre de l’initiative « La Ceinture et la Route » de Pékin.
🔴 Nucléaire: les Européens veulent rétablir des sanctions contre Téhéran. Les Iraniens déplorent leur « insolence » et avertissent d’« un moment fatidique »
🔴 L’Australie expulse l’ambassadeur de l’Iran et classe les gardiens de la révolution comme « groupe terroriste ».

🔴 Araghchi : Expulsion de l’ambassadeur d’Iran en Australie, une «mesure d’apaisement» envers ‘Israël’

🔴 Téhéran construit des usines militaires à l’étranger et perfectionne son arsenal à la lumière de la guerre des 12 jours
Le ministre iranien de la Défense, Aziz Nasirzadeh, a révélé que « Téhéran a mis en place des infrastructures industrielles dans le secteur de la défense dans certains pays », tout en soulignant l’autosuffisance de l’Iran en matière de production d’équipements de défense.
Lors d’une interview vendredi à la télévision iranienne, M. Nasirzadeh a déclaré que des usines qui ont été construites à l’étranger seraient probablement inaugurées et annoncées officiellement prochainement.
Selon lui, cela « signifie que le monde croit aux capacités de défense de l’Iran et que la demande pour certains de nos produits augmentait… notamment dans le domaine des drones ».
Évoquant le développement de l’industrie de défense du pays, M. Nasirzadeh a souligné que « dans certaines régions, il n’est pas économiquement viable d’établir de grandes usines pour produire des pièces ou des équipements spécifiques ; nous répondons donc à ces besoins par d’autres moyens ».
Le ministre a toutefois insisté sur la nécessité pour les forces armées de s’appuyer sur les capacités nationales, « car en temps de crise, les besoins ne peuvent être satisfaits depuis l’étranger… C’est pourquoi nous devons mettre en place toutes les infrastructures nécessaires sur le territoire national et produire, stocker et fournir les équipements nécessaires aux forces armées en fonction des besoins du moment. »
Nasirzadeh a souligné que « plus de 90 % des équipements nécessaires aux forces armées iraniennes sont produits localement, notamment dans le domaine des missiles. »
« Les missiles à propergol solide et liquide sont entièrement produits localement et que nous ne dépendons d’aucun pays étranger », a-t-il insisté.
Les nouvelles d’Afrique
🔴 Le Niger annonce avoir éliminé le chef de Boko Haram grâce à l’aide des services secrets marocains.
les nouvelles du Venezuela

🔴 Le Venezuela envoie deux navires de guerre et des drones pour faire face aux 3 navires américains au large des Caraïbes.

🔴 Analyse et Décryptage sur le Nucléaire: les Européens veulent rétablir des sanctions contre Téhéran. Les Iraniens déplorent leur « insolence » et avertissent d’« un moment fatidique »
Alors que les Européens tergiversent sur les sanctions qu’ils devraient prendre contre Israël qui a tué plus de 63 mille Palestiniens tout en détruisant toute trace de vie dans la bande de Gaza et affamant les survivants, ils se sont très vite mis d’accord pour mettre leur menace à exécution contre l’Iran.
وَالَّذِينَ كَفَرُوا بَعْضُهُمْ أَوْلِيَاءُ بَعْضٍ ۚ إِلَّا تَفْعَلُوهُ تَكُن فِتْنَةٌ فِي الْأَرْضِ وَفَسَادٌ كَبِيرٌ (73)
73 Les mécréants sont solidaires les uns des autres. Si donc vous n’agissez pas vous-mêmes de cette manière[516], la corruption et le désordre règneront sur terre. [516] Si vous ne respectez pas les liens qui doivent unir les croyants et ne rompez pas avec les mécréants.

Ce jeudi, ils ont entamé à l’ONU la procédure de rétablissement des sanctions internationales contre Téhéran dans 30 jours. Une décision décriée par Téhéran qui assure qu’elle est illégale, car contredisant la résolution 2231 et les accusant de ne pas avoir rempli leurs obligations.
Retour aux sanctions
Selon l’AFP, les trois pays européens, surnommés E3, « souhaitent notifier le Conseil de sécurité que, sur la base de preuves factuelles, le E3 estime que l’Iran est en position de non-respect important de ses engagements » en vertu de l’accord sur le nucléaire de 2015, le JCPOA, Signé par le E3, l’Iran, les Etats-Unis, la Chine et la Russie, cet accord avait suspendu diverses sanctions économiques internationales prises par l’ONU contre l’Iran.
Ils « invoquent ainsi le mécanisme connu sous le nom du snapback » qui ouvre un processus de 30 jours permettant de réimposer une série de sanctions suspendues il y a dix ans, indique la lettre.
Elles incluront les secteurs financier, bancaire, des hydrocarbures et de la défense de l’Iran.
Une décision qui contredit la résolution 2231
Le ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé une décision « injustifiée et illégale » des Européens.
Il a souligné que la notification européenne représente une tentative de « rétablir les résolutions révoquées et contredit clairement la résolution 2231 ». Celle-ci appelle à la mise en œuvre intégrale du JCPOA. Ce qui n’est plus le cas depuis le retrait des Etats-Unis de l’accord en 2018, lors du premier mandat présidentiel de Donald Trump qui a rétabli son propre volet de sanctions. Son successeur Joe Biden lui a suivi le pas.
La paix et la sécurité internationales en danger
Selon le ministère, la voie choisie par les trois pays européens « aura des conséquences désastreuses pour la crédibilité et la structure du Conseil de sécurité si elle n’est pas freinée ».
Et de poursuivre que dans ce contexte, le recours au « mécanisme de déclenchement sans respecter la procédure régulière et sans fournir de base juridique solide, non seulement sape la confiance dans les décisions du Conseil, mais met également en danger la paix et la sécurité internationales ».
L’E3 n’a pas rempli ses obligations
En outre, le ministère iranien a réitéré que la troïka européenne « n’a aucune autorité légale ou morale pour recourir au mécanisme de snapback », ce qui rend sa notification « nulle et non avenue ».
Il a expliqué que le mécanisme de règlement des différends (qui comprend le mécanisme de snapback) a été « intentionnellement conçu comme un processus consultatif en plusieurs étapes afin d’empêcher son utilisation abusive par toute partie, en particulier par des pays comme l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, qui n’ont pas rempli leurs obligations » au titre de l’accord.
« Certains membres du Conseil, notamment la Russie et la Chine, ont reconnu que ces trois pays n’avaient pas satisfait aux exigences du mécanisme de règlement des différends, stipulées dans l’accord nucléaire et la résolution 2231 », a fait valoir le ministère iranien, ce qui fait que cette annonce est « une tentative juridiquement erronée d’utiliser abusivement la résolution 2231 pour promouvoir un agenda politique biaisé contre l’Iran ».
« Insolence et impudence de l’E3 »
Le ministère iranien estime que la troïka européenne « ignore délibérément le contexte général et déforme la chaîne des événements », l’accusant de « récompenser l’agresseur et de punir la victime », et rappelant que « c’est Washington, et non Téhéran, qui s’est retiré unilatéralement de l’accord et a réimposé des sanctions en 2018 ».
Il a aussi rappelé que c’est l’Union européenne, et plus précisément le E3, et non l’Iran qui « n’a pas rempli ses obligations d’atténuer l’impact économique du retrait des États-Unis ».
Ce sont également ces pays, et non l’Iran, qui ont « imposé de nouvelles sanctions illégales aux compagnies aériennes et maritimes civiles iraniennes », en plus de « ne pas avoir respecté leurs obligations en octobre 2023 », a-t-il ajouté.
« Nous avons dit aux Européens qu’ils n’ont pas respecté l’accord pendant des années mais ils prétendent avec insolence et impudence qu’ils l’ont respecté », s’est irrité le vice-ministre des AE Gharib Abadi.
« Une bande de bandits »
L’ambassadeur russe adjoint à l’ONU a lui aussi estimé que la décision européenne n’a « absolument aucune base légale ».
« Cela nous déçoit, car nous nous attendions à avoir affaire à des partenaires sérieux, mais au final, il semble que nous ayons affaire à une bande de bandits », a déclaré Dimitri Polyansky jeudi.
« Pour nous, rien ne s’est passé, car nous ne reconnaissons pas de base légale pour un tel « rétablissement rapide des sanctions » », a expliqué le diplomate.
Les USA veulent des discussions directes
Comme prévu, Israël a salué « une étape importante pour arrêter le programme nucléaire iranien ».
Même son de cloche de la part du chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, qui a affirmé que les Etats-Unis étaient ouverts à des discussions « directes » avec l’Iran « afin de trouver une solution pacifique et durable à la question du nucléaire iranien ».
Les puissances occidentales accusent sans preuve l’Iran de vouloir se doter de l’arme atomique, malgré les démentis iraniens.
Via l’Agence internationale de l’énergie atomique, elles ont fait passer le 12 juin une résolution arguant que l’Iran était sur le point de fabriquer une bombe atomique. Ce qui a été pris comme prétexte par l’entité sioniste pour lancer le lendemain une guerre de 12 jours contre l’Iran, dont les sites nucléaires. Téhéran a riposté en bombardant sans interruption aux missiles et aux drones « Israël », dont des sites militaires. Pour la première fois depuis son implantation.
Pour la première fois aussi, les USA ont lancé des frappes contre les sites nucléaires iraniens de Natanz, Fordo et Ispahan. Auxquelles l’Iran a riposté en bombardant leur base militaire au Qatar.
Le sort des 400 kg d’uranium à 60%
Alors que les Américains et Israéliens criaient victoire, assurant avoir éradiqué le programme nucléaire iranien, ils se sont toutefois mis à s’inquiéter du sort des 400 kg d’uranium enrichi à 60%.
Les Iraniens étaient passés des 3,4% à 60% d’enrichissement, un an après le retrait des USA du JCOAP et en réaction au refus des Européens de remplir leurs engagements.
Permettant de fabriquer 9 bombes selon l’AFP, le sort de 400 kilos d’uranium à 60%, demeure inconnu.
Or la diplomatie est au point mort, les Iraniens se sentant trahis refusent de reprendre les tractations sur le nucléaire aussi bien avec les Européens et le chef de l’AIEA qu’avec les Américains, qui ont donné leur feu vert à l’agression israélienne pendant qu’ils menaient des tractations indirectes avec eux. Les inspecteurs de l’agence n’ont été autorisés qu’à inspecter la centrale nucléaire de Bouchehr.
Des pressions pour des concessions
Selon l’AFP, via leur récente décision, les trois pays européens espèrent pousser les Iraniens à des concessions.
« L’escalade nucléaire de l’Iran ne doit pas aller plus loin », a justifié jeudi le chef de la diplomatie française sur X.
Toutefois, « cette mesure ne signe pas la fin de la diplomatie : nous sommes déterminés à mettre à profit la période de trente jours qui s’ouvre pour dialoguer avec l’Iran », affirme Jean-Noël Barrot.
Il est dans l’intérêt des Iraniens « d’utiliser ces 30 jours pour faire des efforts », a expliqué une source diplomatique française. « Je pense qu’ils vont être tentés de jouer l’escalade, du moins en partie », prévient-elle, « mais si on ne faisait rien, le dossier du nucléaire iranien sortait de l’ONU pour toujours ».
« Nous attendons désormais de l’Iran » une « coopération totale avec l’AIEA », un « engagement clair en faveur de négociations avec les Etats-Unis », et des certitudes sur le sort du stock d’uranium iranien, a expliqué sur X le ministre allemand Johann Wadephul.
Téhéran veut du sérieux et de bonnes intentions
Mais Téhéran qui n’a plus confiance insiste que la décision de l’E3 « compromettra gravement le processus d’interaction et de coopération en cours » avec l’AIEA.
Le ministre iranien des AE Abbas Araghchi a appelé ses homologues de l’E3, pour leur souligner que Téhéran « répondra de manière appropriée à cette mesure, d’une manière qui préserve et sécurise les droits et les intérêts iraniens », soulignant également « le sérieux de l’Iran dans la défense de ses intérêts conformément au droit international et au Traité de non-prolifération nucléaire ».
Il a leur a fait part de son espoir qu’ils « rectifieront cette erreur dans les prochains jours, de manière appropriée, en adoptant une approche responsable et en comprenant la réalité actuelle ». Tout en assurant « être disposé à reprendre les négociations à condition que les autres protagonistes feront part de leur sérieux et des bonnes intentions ».
Les centres de rechercher s’en mêlent
Force est de constater que certains centres de recherche se sont mis à diffuser des informations qui se veulent suspecter des activités nucléaires iraniennes à caractère militaire.
Mercredi, l’Institut pour la science et la sécurité internationale a annoncé que l’Iran a lancé une opération de nettoyage rapide sur un site nucléaire au nord de Téhéran, touché par des frappes aériennes israéliennes.
Son rapport cité par Reuters, ajoute que les images satellite « montrent des efforts importants de l’Iran pour démanteler rapidement les bâtiments endommagés ou détruits ».
« Ces efforts visent probablement à effacer toute trace de ses activités présumées de recherche ou de développement d’armes nucléaires », a-t-il argué.
L’Iran se prépare à la guerre
Alors que le délai de 30 jours devrait expirer durant les réunions de la « semaine de haut niveau » de l’Assemblée générale de l’ONU à New York du 22 au 30 septembre, où seront rassemblés des dizaines de dirigeants mondiaux, l’Iran se prépare à une nouvelle guerre.
Sa délégation à l’ONU a déclaré ce jeudi que « les membres du Conseil de sécurité sont face à un moment fatidique ». « Soit ils soutiennent le projet de résolution russo-chinois pour une prolongation technique et diplomatique, soit ils activent le snapback et provoquent ainsi de graves conséquences. »
L’état-major des forces armées a assuré quant à lui « être prêt à faire face à toute menace de la part des ennemis, avec une fermeté et une puissance qui leur feront regretter leurs actions pour toujours ».

🔴 Pourquoi la démocratie américaine s’efface-t-elle devant les intérêts israéliens ?
• Les manifestants opposés à la coopération de Microsoft avec Israël ont été arrêtés.
La police américaine a arrêté des manifestants qui protestaient contre la coopération de Microsoft avec le régime israélien.
Des sources au sein de l’unité 8200 de l’armée israélienne ont révélé que les données de la plateforme cloud « Azure » de Microsoft ont été utilisées par le régime israélien comme une vaste base d’informations sur les habitants de la Cisjordanie.
Selon ces sources, ces informations ont servi à des fins telles que le chantage, l’arrestation ou même la justification de l’assassinat de personnes ; il est également rapporté que ces données ont joué un rôle majeur dans la planification des attaques militaires du régime israélien contre Gaza et la Cisjordanie.
D’une part, ces révélations ravivent une nouvelle fois les inquiétudes quant à l’instrumentalisation par le régime israélien des technologies occidentales pour réprimer et contrôler le peuple palestinien. D’autre part, l’arrestation collective de manifestants aux États-Unis, opposés à la coopération de Microsoft avec le régime israélien, a de nouveau soulevé la question de la place réelle de la démocratie et des libertés individuelles et sociales que ce pays revendique. Pourquoi, face aux intérêts d’Israël, ces principes semblent-ils s’effacer ?
Comment un État qui se présente comme le berceau de la liberté d’expression et qui accuse d’autres de violer les droits humains peut-il réagir de cette manière face aux protestations pacifiques de ses propres citoyens ?
L’arrestation des manifestants opposés à la coopération de Microsoft avec le régime israélien n’est qu’un nouvel exemple révélateur :
il montre jusqu’où s’étend réellement la frontière de la liberté aux États-Unis, et comment, dès qu’elle croise les intérêts d’Israël, cette frontière se brise aussitôt.
Ce qui s’est apparemment produit, c’est l’organisation d’un rassemblement de protestation suivi de l’arrestation des manifestants. Mais cette réaction illustre clairement que, dans la hiérarchie des valeurs à Washington, la sécurité et les intérêts d’Israël occupent une place supérieure aux droits des citoyens américains. Ce comportement s’inscrit dans le cadre d’une longue histoire de soutien inconditionnel des États-Unis à Israël. Depuis 1948,
les États-Unis ont fourni des milliards de dollars d’aide militaire et économique à ce régime, ont à maintes reprises bloqué par leur droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU des résolutions critiques à l’égard d’Israël, et ont constamment défendu les politiques de Tel-Aviv sur la scène politique.
Comme on l’a vu ces derniers mois, la répression des vastes mobilisations étudiantes dans de prestigieuses universités américaines a conduit à l’expulsion, à l’arrestation et aux menaces contre des étudiants contestataires.

En réalité, au lieu de devenir des foyers de dialogue libre, les campus se sont transformés en terrains de répression de la liberté académique. Ces mesures montrent clairement qu’aux États-Unis, la liberté d’expression est sélective : elle ne s’exerce que tant que vos paroles ne sont pas en conflit avec les intérêts d’Israël.
Cette contradiction apparaît alors même que, depuis des décennies, les États-Unis s’efforcent d’exploiter l’image d’un défenseur de la liberté comme outil de leur puissance douce.

Mais lorsque, dans les rues de New York ou sur les campus de Harvard et de Columbia, les manifestants anti-guerre sont réprimés, ou que dans les locaux d’une entreprise technologique des employés sont arrêtés pour avoir protesté, il devient difficile de parler encore d’une démocratie prétendument enracinée aux États-Unis.
Par ailleurs, l’instrumentalisation des technologies occidentales à des fins militaires par Israël soulève également d’importantes questions d’ordre éthique. Des entreprises comme Microsoft ou Google ont, à plusieurs reprises, été accusées de collaboration indirecte dans des projets militaires israéliens.
Lorsqu’il apparaît que les données des utilisateurs hébergées sur des plateformes cloud peuvent se retrouver entre les mains d’une armée qui s’en sert pour planifier des attaques ou procéder à des arrestations arbitraires, la question ne relève plus seulement de la politique étrangère : elle touche aussi à la confiance du public envers la technologie et à la nature même de la responsabilité des sociétés multinationales. La réponse de Microsoft, qui affirme ignorer le type de données utilisées par Israël, n’apparaît pas donc justifiable dans ce contexte.
En réalité, ce qui se passe actuellement aux États-Unis ressemble à une mise en scène de la démocratie. Chaque fois que les intérêts d’Israël sont menacés, les principes proclamés de respect de la démocratie et de la liberté d’expression sont rapidement mis de côté. D’autre part, de telles réactions mettent en lumière la position ambiguë, voire multiple, de Washington : un pays qui impose des sanctions à d’autres en raison de violations des droits humains, mais qui reste silencieux, voire réprime ses propres manifestants, face aux violations flagrantes de ces mêmes droits par son plus proche allié. Comment ce pays peut-il prétendre instaurer la démocratie sur son sol dans ces conditions ?
L’arrestation des employés de Microsoft et la répression des étudiants ne sont que des exemples d’un phénomène plus large. Un phénomène où Israël est devenu une priorité fondamentale dans la politique intérieure et extérieure des États-Unis, reléguant ainsi toute autre valeur au second plan.
Dans ce contexte, il convient de voir les États-Unis comme une puissance dont les principes s’effondrent facilement face aux politiques régionales et aux pressions des lobbies sionistes. Ce qui se joue de manière évidente, c’est que la « démocratie américaine », face aux intérêts israéliens, non seulement s’estompe, mais se transforme en une simple mise en scène dénuée de sens.

Solverwp- WordPress Theme and Plugin