Actualité

 À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la pauvreté Le Cheikh Al-Saffar appelle à une culture propice au développement et au progrès économique

À l’occasion de la prière du vendredi, tenue le 25 Rabi‘ al-Thani 1447 H (correspondant au 17 octobre 2025) à la mosquée Al-Risala à Qatif, dans l’est de l’Arabie Saoudite, et intitulée « Faire face à la culture de la pauvreté », Son Éminence le Cheikh Hassan Al-Saffar a appelé à l’instauration d’une culture nouvelle, porteuse de développement et de progrès économique, capable de forger un individu confiant, motivé pour le travail et la production.

🔹 La culture religieuse authentique comme levier de confiance
Le Cheikh a souligné que la culture religieuse authentique confère à l’être humain les plus hauts degrés de confiance en soi, en le décrivant comme le vicaire de Dieu sur Terre, honoré parmi les créatures, et habilité à exploiter les ressources de l’univers et à bénéficier des bienfaits divins.

🔹 L’impact fondamental de la culture sur la personnalité
Il a précisé que la culture dans laquelle l’individu est élevé constitue le socle de sa personnalité et oriente son comportement vers le progrès ou le déclin. Une culture positive, qui insuffle espoir et ambition, stimule l’efficacité et prépare l’individu à s’engager dans les divers domaines de la vie, y compris le champ économique.

🔹 Mise en garde contre les effets de la culture négative
Le Cheikh a mis en garde contre les cultures négatives qui induisent un sentiment de faiblesse et d’impuissance, persuadant l’individu de l’inutilité de la vie, ce qui conduit au sous-développement et à la pauvreté. Il a déploré l’infiltration dans le patrimoine musulman d’une culture prônant un ascétisme excessif et un désintérêt pour les acquis matériels de la vie.

🔹 Critique du culte de la pauvreté dans le patrimoine religieux
Le Cheikh a évoqué l’émergence du concept de « culture de la pauvreté » dans les années 1950-1960, à travers les travaux de l’anthropologue américain Oscar Lewis (décédé en 1970), qui a décrit la transmission intergénérationnelle de la pauvreté dans les quartiers défavorisés.

Il a relevé l’existence, dans le patrimoine religieux, d’un courant valorisant la pauvreté, avec de nombreuses traditions en ce sens, ainsi qu’une tendance à se contenter du strict nécessaire. Certaines narrations incitent à ne rechercher que le minimum vital, sans ambition d’accroissement.

🔹 Rejet de la glorification de la pauvreté
Le Cheikh a affirmé que les traditions qui glorifient la pauvreté sont contredites par des versets coraniques et des hadiths qui la blâment et encouragent la richesse. Il a cité le Prophète Muhammad (que la paix soit sur lui), qui a dit : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre la mécréance et la pauvreté », et lorsqu’un homme demanda si les deux étaient équivalents, le Prophète répondit : « Oui ».

Il a ajouté que ces traditions doivent être réexaminées, car elles sont généralement faibles dans leur chaîne de transmission, voire fabriquées, et pourraient avoir été propagées par des autorités déviantes ou des féodaux pour inciter les gens à accepter leur pauvreté sans revendiquer l’amélioration de leurs conditions.

🔹 Fonction psychologique et morale des traditions sur la pauvreté
Certaines de ces traditions viseraient à atténuer les effets psychologiques de la pauvreté involontaire, afin d’éviter les dérives intellectuelles, les troubles mentaux ou les comportements criminels. D’autres mettent en garde contre les dangers de la richesse, tels que l’arrogance, la tyrannie ou l’avarice.

🔹 Le Coran et la vision positive de la richesse
Le Cheikh a souligné que le Coran ne contient aucun verset glorifiant la pauvreté, mais encourage plutôt l’aide aux pauvres pour qu’ils en sortent. À l’inverse, plusieurs versets expriment une vision positive de la richesse, comme celui où Dieu dit au Prophète : « Et Il t’a trouvé pauvre, alors Il t’a enrichi » (Sourate Ad-Duha, verset 8).

Il a noté que les croyants sont souvent décrits dans le Coran comme des personnes qui s’acquittent de la zakat et dépensent dans la voie de Dieu, ce qui suppose qu’ils disposent de biens et de richesses. Ainsi, la société des croyants est censée être une société prospère, où les riches jouent un rôle fondamental dans la consolidation du tissu social.

🔹 Appel à une culture de l’effort et de la coopération
Le Cheikh a mis en garde contre une culture de la paresse et du confort, qui pousse à choisir les tâches les plus faciles et les programmes les moins exigeants, ce qui affaiblit le niveau matériel et freine le progrès économique.

Il a dénoncé la prédominance des récits d’échecs et de difficultés dans les projets économiques, au détriment des récits de réussite. Il a également pointé le manque de coopération et de participation dans les initiatives économiques, alors que les alliances et les partenariats sont essentiels à la réussite collective.

🔹 Valorisation des modèles de réussite
Le Cheikh a insisté sur la nécessité, pour les jeunes et les membres de la société, de s’inspirer des modèles de réussite, notamment au niveau national et local, afin de nourrir leur ambition et leur esprit d’initiative. Même les expériences infructueuses doivent être analysées pour en tirer des leçons et éviter les erreurs.

🔹 Conclusion : la richesse comme objectif national
Il a conclu en affirmant que le développement et la construction de la puissance économique nationale ne peuvent être atteints que si cet objectif devient central dans les politiques de l’État et dans les préoccupations des citoyens.


Solverwp- WordPress Theme and Plugin