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28 Safar : mort naturelle ou martyre ? La thèse de l’empoisonnement du Prophète relancée par un texte fondateur

À l’occasion du 28 Safar, la mémoire musulmane renoue avec une interrogation historique et théologique qui traverse les siècles : le Prophète de l’islam a-t-il quitté ce monde de cause naturelle, ou a-t-il succombé à un assassinat par empoisonnement ? En exhumant un passage décisif des écrits de l’éminent juriste chiite Al-Allama al-Hilli, la tradition savante ravive le débat. Dans son « Tahrir al-Ahkam », l’auteur affirme sans détour que le Messager « fut rappelé à Dieu empoisonné à Médine », consacrant ainsi la thèse du martyre du Sceau des prophètes.

Le Prophète a-t-il été martyrisé ? Ce que les sources chiites nous disent des derniers jours du Messager.

La commémoration du 28 Safar ne se limite pas au souvenir d’un deuil ; elle réactive une question centrale de l’histoire islamique, aux implications à la fois juridiques, spirituelles et mémorielles. En convoquant l’autorité de l’Allama al-Hilli, qui statue clairement sur la mort par poison du Prophète, la tradition imamite invite à relire autrement la fin de la mission prophétique et à interroger les silences d’autres corpus historiques. Retour sur un récit qui, quatorze siècles plus tard, continue de diviser et d’éclairer.


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