D’après une dépêche de l’agence Reuters publiée le 3 août 2026
L’enclave espagnole de Ceuta, située sur la côte méditerranéenne du Maroc, est le théâtre d’une crise migratoire aiguë. Selon les informations rapportées par Reuters, des centaines de migrants ont installé un campement sur la plage d’El Trampolin, alors que les autorités locales peinent à gérer l’afflux massif de la semaine dernière.
L’agence de presse précise que l’Espagne estime à environ 69 500 le nombre de migrants retournés au Maroc en quatre jours, un chiffre supérieur aux estimations initiales. Le bilan officiel fait état de 72 décès côté espagnol. Reuters cite le dirigeant de Ceuta, Juan Jesus Vivas, qui affirme qu’entre 3 000 et 5 000 migrants se trouvent encore dans l’enclave, et que les centres d’accueil se sont « effondrés ».
La crise a provoqué des remous diplomatiques. D’après la dépêche Reuters, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a vivement critiqué le gouvernement italien et attend un soutien de l’UE. Parallèlement, des tensions sont apparues entre Madrid et Rabat. Le dirigeant de Ceuta a accusé le Maroc d’avoir « permis, voire orchestré » la crise, tandis que le ministère marocain de l’Intérieur a imputé l’augmentation des migrations à la désinformation.
Enfin, **Reuters rapporte**, en citant les journaux El País et la radio Cadena SER, que les services de renseignement espagnols auraient conclu que le Maroc n’avait pas planifié le passage massif, mais l’avait laissé se produire. Cette situation aurait provoqué des tensions entre le ministère de l’Intérieur, qui nie avoir été averti, et le ministère de la Défense.








