Trois jours après l’élection présidentielle, le chef de l’État a été arrêté et des hommes en uniforme ont annoncé la suspension du processus électoral, ainsi que la fermeture des frontières. Les opposants Domingos Simões Pereira et Fernando Dias ont également été interpellés.
Des militaires en Guinée-Bissau disent prendre le « contrôle total du pays », ce mercredi, « suspendre le processus électoral » et fermer les frontières.
Des tirs ont été entendus près du palais présidentiel plus tôt dans la journée.
Ce pays est dans l’attente des résultats des élections présidentielle et législatives.
C’est un pays coutumier des troubles politiques, avec quatre coups d’État(nouvelle fenêtre) et une kyrielle de tentatives de putsch(nouvelle fenêtre) depuis son indépendance. La Guinée-Bissau retombe dans une période très instable ce mercredi 26 novembre. Des militaires ont annoncé prendre le « contrôle total du pays » ainsi que la « fermeture de toutes les frontières ». Les militaires, qui se sont exprimés en lisant un communiqué au siège de l’état-major des armées dans la capitale Bissau, selon des journalistes de l’AFP, ont également annoncé « suspendre le processus électoral » alors que le pays attend les résultats des élections présidentielle et législatives organisées dimanche 23 novembre.
Un peu plus tôt dans la journée, ce mercredi, des militaires ont pris possession de la principale artère menant au palais présidentiel de Guinée-Bissau, aux abords duquel des tirs nourris ont été entendus à la mi-journée. Umaro Sissoco Embalo est détenu ce mercredi « en prison à l’état-major » par des militaires et est « bien traité », a indiqué à l’AFP un officier de l’armée en fin de journée. En début d’après-midi, ce dernier a annoncé à Jeune Afrique (nouvelle fenêtre)avoir été arrêté ce mercredi vers 12h, alors qu’il se trouvait dans son bureau, au palais présidentiel. Le chef d’état-major général des armées, le général Biague Na Ntan, le vice-chef d’état-major, le général Mamadou Touré, et le ministre de l’Intérieur, Botché Candé, ont été arrêtés en même temps que lui, indique Jeune Afrique. Umaro Sissoco Embaló a affirmé qu’aucune violence n’avait été commise à son encontre.
Source: tfi











