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Réponses de Son Éminence l’ayatollah al‑ʿUẓmā Nâsir Makârim Shîrâzî aux questions relatives aux « technologies modernes, aux médias et à l’intelligence artificielle »

Son Éminence, le marjaʿ religieux, l’ayatollah al‑ʿUẓmā Nâsir Makârim Shîrâzî, a répondu à une série de questions portant sur les « technologies modernes, les médias et l’intelligence artificielle ». Voici le texte des interrogations et des réponses données par lui :

1. Certains traducteurs et auteurs procèdent parfois à la traduction d’œuvres protégées par le droit d’auteur ou à leur republication sans l’autorisation de l’éditeur ou de l’auteur. Est‑ce licite, du point de vue religieux, dans les pays où la législation sur le droit d’auteur n’est pas contraignante ?
Réponse : Cela n’est pas permis.

2. Si une personne traduit une œuvre depuis une autre langue sans obtenir l’autorisation de l’auteur ou de l’éditeur, cet acte est‑il considéré comme une usurpation immatérielle et interdit ?
Réponse : Cela n’est pas permis.

3. Est‑il licite, du point de vue religieux, d’utiliser les productions d’autrui (vidéos, textes, images) dans l’espace virtuel sans mentionner la source et sans obtenir le consentement de leurs propriétaires ?
Réponse : Cela est permis uniquement lorsqu’il est établi que les propriétaires y consentent.

4. Certains utilisateurs exploitent les images ou les voix d’autrui pour produire un contenu humoristique ou publicitaire. Est‑il permis de créer une image ou une vidéo avec le visage d’une autre personne, à titre de plaisanterie, sans obtenir son consentement ?
Réponse : Cela n’est pas permis.

5. Étant donné la capacité croissante de l’intelligence artificielle à produire des travaux scientifiques, littéraires et de recherche, est‑il permis de rédiger un article, une thèse ou un livre en recourant à l’intelligence artificielle sans indiquer son rôle ? Est‑il permis de publier un tel travail sous son propre nom ?
Réponse : Cela n’est pas permis, sauf si l’on déclare explicitement l’usage de l’intelligence artificielle.

6. Si une personne rédige un article avec l’aide de l’intelligence artificielle et que la majeure partie du travail est accomplie par la machine, le fait d’attribuer ce travail à soi‑même sans mentionner cette réalité constitue‑t‑il une usurpation scientifique ou une tromperie ?
Réponse : Cela pose problème.

Source : Agence de presse al‑Ḥawza

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