Dans une lettre ouverte adressée le 5 novembre 2025 aux trois présidents libanais — Joseph Aoun (Président de la République), Nabih Berry (Président du Parlement) et Nawaf Salam (Premier ministre) — le Hezbollah a exprimé une position ferme contre toute tentative de négociation politique avec Israël. Le mouvement chiite affirme que ces négociations « ne servent aucun intérêt national » et comportent des « risques existentiels » menaçant la souveraineté et l’unité du Liban.
Voici les points saillants de cette déclaration :
- Droit à la résistance : Le Hezbollah réitère son droit légitime à résister à l’occupation et à l’agression israélienne, qu’il considère comme un devoir national pour défendre la souveraineté du Liban.
- Refus des négociations : Il met en garde contre les « pièges de la négociation » avec Israël, estimant que toute démarche politique dans ce sens serait une compromission dangereuse .
- Monopole des armes : Le parti rejette l’idée que la question du désarmement ou du monopole des armes soit abordée sous pression étrangère ou israélienne. Il insiste pour que ce débat se fasse dans un cadre strictement national, en tenant compte des réalités libanaises et des intérêts du pays.
- Vision nationale : Le Hezbollah présente sa propre vision de la situation actuelle et appelle à une position nationale unifiée, qu’il considère comme la seule voie viable pour préserver les intérêts du Liban à ce stade critique.
Cette lettre intervient dans un contexte de tensions régionales accrues et de discussions internes au Liban sur le rôle des milices armées, notamment en vue d’un éventuel rétablissement du monopole de l’État sur les armes. Le Hezbollah, en s’adressant directement aux plus hautes autorités de l’État, cherche à influencer le débat public et à affirmer sa place dans la défense nationale.
Almayadeen.net











