Lors d’un colloque tenu mercredi au sein du Conseil, le cheikh Ali Al-Khatib s’est adressé au Premier ministre, Nawaf Salam, en déclarant :
« Monsieur le Premier ministre, vous assiégez notre environnement, vous confisquez les fonds sous prétexte de blanchiment d’argent… Que Dieu noircisse vos visages. Vous assiégez l’environnement de la résistance, et nous ne laisserons pas notre terre occupée ni nos proches devenir une proie facile pour l’ennemi », le conseillant de « ne pas poursuivre dans cette décision du Conseil des ministres » et de revenir sur cette « erreur » lors de la séance de jeudi.
Il a ajouté :
« Votre décision n’a ni légitimité ni caractère consensuel. Vous avez emprunté une voie dangereuse, et la décision du Conseil des ministres est une capitulation face à un ennemi qui continue d’occuper la terre et de tuer », s’interrogeant :
« Comptez-vous ensuite sur les garanties américaines que l’émissaire américain a refusé de fournir ? La souveraineté s’obtient-elle en renonçant aux cartes de force que possède le Liban ? »
Le cheikh Al-Khatib a affirmé :
« Nous ne livrerons pas nos cous aux bourreaux alors que nous voyons ce qui se passe en Palestine, autour de nous, et ce que nous promettent les moqueurs de l’intérieur. La décision de résistance et de libération de la terre ne se prend pas dans des salons climatisés, mais par le sacrifice et la prise de responsabilité. »
Il a souligné que la décision du gouvernement « a été choquante, marquant un revirement par rapport à la position nationale et officielle », appelant le Conseil des ministres à revenir à « une position nationale unifiée qui préserve le caractère consensuel. »
📌 À noter que le Premier ministre libanais Nawaf Salam a annoncé mardi avoir chargé l’armée d’élaborer un plan visant à limiter les armes aux mains de l’État d’ici la fin de l’année, et de le présenter au Conseil des ministres avant le 31 août.
Source : al-akhbar.com











